Festival Univerciné Italien – Nantes, du 9 au 15 mars 2021

PALMARÈS

Prix du Jury
Maternal de Maura Delpero

Prix du Public
Nevia de Nunzia De Stefano

Prix du Jury Lycéen
Buio d’Emanuela Rossi

Dafne, Nevia, Sole, Cenerentola… e le altre !

Pour l’édition 2020, on aurait pu persévérer dans notre élan et rendre hommage — après Mantova, Genova, Lecce, Matera — à une autre de ces villes italiennes qui nous incitent, dès qu’elles surgissent à l’écran, au plus séduisant des voyages. Et on aurait pu se pencher sur la ville de Taranto du haut de ses toits, en suivant les pas d’un drôle d’indien (Il Grande Spirito), ou peut-être sur celle de Torino, en accompagnant la jeune Luce vers son affranchissement (Buio). On aurait aussi pu atteindre la Capitale, en escortant la jeune irlandaise à laquelle une turbulente famille italienne finira par ôter les plus tenaces des illusions (Vivere). Et on serait sans doute parvenu à la terrasse de ces cafés romains, où le Professore, devant son immanquable verre de vin blanc (Cittadini del mondo), rappelle à qui veut bien l’entendre qu’il n’est jamais trop tard pour changer d’horizons.

Mais cette fois-ci nous nous sommes accordé une petite pause, histoire de marquer la fin d’une décennie et de dévoiler les promesses de la suivante.
Et, à l’issue de notre récolte de l’année, une certitude s’est imposée : si promesse d’un meilleur avenir il y a, c’est bien aux femmes qu’on la doit.

Une nouvelle institutrice est nommée dans un village de Calabre (Aspromonte) coupé du monde ? Elle soutiendra résolument le désir de rédemption des villageois.
Un père reste inconsolable après la disparition de sa femme ? Sa fille (Dafne) le conduira vers une bienfaisante révélation.

Des adolescentes sont devenues mères malgré elles ? Une religieuse (Maternal) s’exposera avec elles aux risques plus déraisonnables.
Dans un quartier déshérité de Naples tout le monde survit avec des petits boulots et des vieux trafics ? Une jeune fille avance avec ténacité (Nevia) vers son émancipation.

Reviendrait-il donc aux femmes de tenir les meilleures promesses de la vie ?

Finalement, l’édition 2020 sera comme un bref mouvement de danse, comme cet impromptu à travers lequel Ambra Senatore, notre chorégraphe italo-nantaise, viendra à la rencontre du cinéma réalisé par des femmes, avec un esprit de complicité, et une sorte d’évidence partagée.

Gloria Paganini,
avec Maryvonne Bompol
et l’équipe Univerciné Italien 2020

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